Chaque année, la route fait de nouvelles victimes. Les jeunes sont particulièrement concernés : lorsque les premières responsabilités de l’âge adulte côtoient l’envie de liberté, les prises de risques sont trop fréquentes. L’olivier – assurance auto vous livre les chiffres de la mortalité routière de jeunes conducteurs en 2015.

La mortalité des jeunes conducteurs en chiffres

Les jeunes conducteurs âgés de 18 à 24 ans représentent 19 % des morts sur la route, alors qu’ils ne sont que 9 % du total des conducteurs (chiffres 2015).

Les accidents de la route sont la première cause de décès chez les jeunes : 619 décès en 2015, dont 408 en voiture, (6,4 % de plus qu’en 2014). En outre, la Sécurité routière a dénombré en 2015, 125 personnes ayant perdu la vie, dans la tranche d’âge 15-17 ans sur les routes. Au total, les jeunes adultes de 15 à 29 ans représentent un tiers des blessés graves et des personnes tuées sur la route.

Quelles sont les causes ?

Les raisons de la mortalité sur les routes sont nombreuses. Dans leur cas, les jeunes conducteurs sont plus enclins à prendre des risques en comparaison de leurs aînés. Les plus grandes causes de leur mortalité sont les suivantes :

La vitesse

Aujourd’hui, la vitesse est la première cause d’accidents de la route. Ses conséquences sont la réduction du champ de vision, une distance beaucoup plus importante nécessaire pour freiner, et fatalement, la perte de contrôle du véhicule.

Les accidents qui s’ensuivent peuvent alors être particulièrement violents. À titre de comparaison, un choc à 100 km/h correspond à une chute de 12 étages.

C’est pourquoi des limitations de vitesse spéciales sont imposées aux jeunes conducteurs pendant les trois premières années suite à l’obtention de leur permis. Pourtant, ils sont tout de même 31 % à reconnaître qu’il leur arrive de dépasser les limitations de vitesse, contre 21 % pour l’ensemble de la population.

L’alcool

L’alcool est également une des causes principales de décès sur la route, et tout particulièrement chez les jeunes. Entre 2013 et 2015, l’alcool a été responsable de 23,5 % des accidents mortels chez les 18-24 ans. En effet, les boissons alcoolisées altèrent considérablement les facultés nécessaires à la conduite : le champ de vision est rétréci et les réflexes sont ralentis.

Le cannabis

Le cannabis cause environ 230 morts sur la route chaque année, dont la moitié a moins de 25 ans. La consommation de cannabis combinée à celle de l’alcool entraîne 15 fois plus de risques d’accident mortel que dans une situation normale.

Allongement du temps de réaction, perte de vigilance : ses effets sont dévastateurs au volant. Il double le risque d’être responsable d’un accident mortel et augmente donc considérablement le risque de décès sur la route.

Le téléphone

Le téléphone est aussi un facteur d’accident mortel. Il est impliqué dans près d’un accident corporel sur dix, et multiplie par 3 le risque d’accident. Envoyer des SMS au volant est également un problème grandissant à prendre en compte. Écrire un message au volant multiplie par 23 le risque d’accident de la route.

La mortalité des autres usagers de la route

Les séniors

Les seniors (65 ans et plus) sont aussi très touchés par la mortalité routière : 831 sont morts sur les routes en 2015, et environ la moitié d’entre eux étaient au volant. Ce sont surtout les plus âgés (75 ans et plus) qui sont victimes d’accidents mortels : 519 en 2015.

Les hommes et femmes

Près de trois quart des tués sur les routes sont des hommes, cette proportion est encore plus parlante chez les moins de 25 ans.

Les usagers vulnérables

Près de la moitié des tués sur les routes sont des « usagers vulnérables » (piétons, cyclistes et motocyclistes).

Quelles mesures en 2016 pour faire baisser la mortalité sur les routes ?

En 2015, le Comité interministériel de la Sécurité routière (CISR) s’est réuni afin de décider d’un plan pour réduire la mortalité sur les routes. Voici un résumé de quelques-unes de ces mesures, effectives depuis 2016 :

  • Installation de 500 nouveaux radars et mise en place de plus de 10 000 radars leurres ;
  • Un contrôle technique obligatoire en cas de revente d’un deux-roues motorisé, et l’obligation de porter des gants homologués ;
  • La mise en place d’une surveillance des conduites à risques grâce aux drones ;
  • Des tests salivaires améliorés pour détecter les drogues présentes dans l’organisme ;
  • L’obligation de porter le casque à vélo pour les enfants de moins de 12 ans.

Ces chiffres prouvent simplement la raison pour laquelle il existe une surprime pour l’assurance auto jeune conducteur, population reconnue comme étant un « profil à risque ».