Avec la fermeture des showrooms des concessionnaires automobiles et les déplacements limités et encadrés, le secteur de la vente automobile doit se réinventer pour survivre pendant la crise sanitaire. Est-il possible d’acheter une voiture neuve ou d’occasion pendant le confinement ? Si oui, comment faire étant donné qu’au premier abord, il ne s’agit pas d’un achat de première nécessité ? Et qu’en est-il de la vente entre particuliers ?

Acheter une voiture pendant le confinement, est-ce possible ?

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Un deuxième confinement plus souple

Alors que les concessionnaires automobiles et les vendeurs de véhicules d’occasion étaient en arrêt total durant le premier confinement (mettant à mal l’économie du secteur), ce second confinement est davantage flexible. En effet, pendant le mois de novembre, il était tout à fait possible de récupérer son nouveau véhicule neuf chez un professionnel. La prise de rendez-vous était obligatoire. Sans compter qu’il était indispensable de cocher la case relative aux déplacements pour les achats de première nécessité sur l’attestation de déplacement dérogatoire. Évidemment, seuls les acheteurs étant aux dernières étapes d’acquisition pouvaient bénéficier de cette souplesse.

Car pour les personnes souhaitant acheter une auto neuve ou d’occasion, le projet d’acquisition s’annonçait plus complexe. Les showrooms étant fermés, impossible donc de découvrir, de tester et de comparer les modèles de voitures disponibles. Le marché de la vente de véhicules d’occasion en a d’ailleurs beaucoup souffert. Difficile pour les acquéreurs de concrétiser un achat sans voir de leurs propres yeux l’état d’une automobile !

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La commande de voiture en ligne se développe

Pour faire face à l’arrêt brutal des activités commerçantes, de nombreux professionnels ont dû se tourner vers des alternatives digitales. Et contre toute attente, le secteur automobile s’est lui aussi lancé dans un modèle « click and collect ». Les plus grands constructeurs (Toyota, PSA, BMW, Tesla, Ford…) proposent ainsi la commande de véhicules en ligne, en proposant des financements tout aussi digitaux : organismes de crédit, banques traditionnelles et banques en ligne. Les sites internet permettent de connaître toutes les caractéristiques de chaque véhicule mis en vente. Pendant ce temps, les équipes commerciales, en télétravail pour la plupart d’entre elles, s’adaptent. Les visioconférences, les appels et les nombreux e-mails ont quant à eux remplacé les discussions argumentaires en face-à-face.

Et pour ce qui est de la livraison, distanciation sociale oblige. Alors que certains concessionnaires proposent la livraison à domicile, pour d’autres, c’est la mise en place de la livraison sans contact qui est privilégiée. En pratique, les nouveaux propriétaires bénéficient d’un dispositif de déverrouillage accessible depuis leur smartphone. Ceci leur leur permet de retirer leur nouvelle acquisition sans prendre de risques en matière d’échanges et de contacts.

Et pour les ventes d’occasion, c’est plus complexe

Beaucoup moins simple en termes d’adaptabilité face à la crise qui nous touche tous, le secteur des voitures d’occasion doit lui aussi trouver de nouvelles solutions. De nombreux professionnels tentent eux aussi de digitaliser leurs services en proposant notamment la réservation de véhicules en ligne. Il a donc fallu adapter les usages tout en respectant les règles d’hygiène pour les retraits de véhicule : masques, gel et distanciation étaient de rigueur.

Pour ce qui est de la vente entre particuliers, les contraintes sont plus strictes. L’achat d’occasion « en mains propres » est interdit. Les restrictions pour les déplacements et les interactions sociales empêchent les transactions de se dérouler normalement. Une situation très fâcheuse pour les particuliers qui souhaitent changer leur véhicule actuel ou ceux qui veulent se délester d’une voiture dont ils n’ont plus l’utilité. Et dans ce cas précis, impossible d’utiliser des solutions de « retrait de commande ». Exception toutefois pour les ventes déjà conclues et qui constituent un achat de première nécessité (pour aller travailler par exemple). Dans ce cas, il est possible de récupérer l’automobile à condition de justifier ce déplacement. Nous vous conseillons de vous munir de tous les éléments datés prouvant votre bonne foi en cas de contrôle des autorités.

Bien que les professionnels du secteur aient mis en place des solutions pour faire vivre leur activité coûte que coûte, la situation devrait s’améliorer. Suite aux annonces gouvernementales, l’activité de la vente automobile devrait reprendre dès le 28 novembre avec la réouverture des commerces. Et pour ce qui est de la vente entre particuliers, tout porte à croire que la hausse connue cet été présage de nouveau une augmentation des transactions dans les prochains mois.

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