Alors que l’objectif de la Commission Européenne est de passer sous la barre des 2000 morts sur la route en 2020, les chiffres de la mortalité des routes en France sont tristement repartis à la hausse depuis deux ans. L’olivier – assurance auto vous partage un extrait du bilan de la sécurité routière pour 2015.

Hausse de la mortalité en 2015

Baromètre de l’accidentalité sur les routes en France, l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) publie régulièrement sur son site des données transmises par les services du Ministère de l’Intérieur. La récolte et l’interprétation de ces données permettent de mieux comprendre la sinistralité sur les routes, dans l’optique d’apporter des solutions adéquates.

Le graphique ci-dessus, issu du site de l’ONISR, indique une baisse de la mortalité depuis les années 70.

Cependant, selon les bilans des années 2014 et 2015, la mortalité est en augmentation par rapport aux années précédentes.

En effet, en 2015, la mortalité a progressé de 2,4 %, 3464 personnes ont perdu la vie sur les routes. Cela représente 80 personnes de plus qu’en 2014, où le nombre de décès sur la route était de 3384, ce qui présentait déjà à l’époque, une hausse de 3,5 % par rapport à 2013.

Pourtant, alors que le nombre de morts augmente, le nombre de personnes accidentées de la route est en diminution. En 2015, on estime à 56 109 le nombre d’accidents corporels contre 58 191 en 2014, il s’agit donc d’une baisse de 3,6 %.

Un nombre record de mesures en 2015

Les nombreuses mesures (81 au total) proposées en 2015 par Bernard Cazeneuve, n’ont malheureusement pas permis de diminuer la mortalité sur les routes. Afin de réduire les chiffres de la première cause de mortalité chez les jeunes et les actifs, voici quelques exemples phares de ce qui a changé en 2015 :

  • Baisse du taux d’alcoolémie légale de 0,5 g/L à 0,2 g/L pour les permis probatoires ;
  • Interdiction du kit-main libre au volant ;
  • Possibilité pour les mairies de limiter la vitesse à 30 km/h dans les communes et les agglomérations ;
  • Expérimentation de limitation de vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur certains tronçons de route ;
  • Augmentation des tests salivaires dans certains départements pour lutter contre l’usage des stupéfiants.

Quelles sont les causes de la sinistralité routière ?

Les automobilistes prennent-ils leurs responsabilités lorsqu’ils sont au volant ? Il est évident que beaucoup d’accidents pourraient être évités lorsque l’on voit la liste des principales causes d’accidents de la route :

Selon la Sécurité routière, 25 % des accidents de la route concerneraient un excès d’alcool ou la prise de drogue au volant. Depuis novembre 2015, les contrôles routiers ont été renforcés dans certains départements, et dorénavant, sont autorisés les contrôles des forces de l’ordre « même en l’absence d’accident de la circulation, d’infraction ou de raisons plausibles de soupçonner un usage de stupéfiants ».

Nouvelle année, nouveau départ ?

En janvier 2016, la mortalité routière serait en baisse de 10,7 % par rapport au mois de janvier 2015. A contrario, le nombre d’accidents corporels serait en hausse de 5,2 % par rapport aux chiffres de l’année précédente.

Dans le cadre des mesures pour améliorer la sécurité sur la route, le Premier ministre a annoncé le déploiement de 10 000 radars leurres. Mis en place depuis le 9 février 2016, ceux-ci permettraient d’apporter un effet dissuasif et inciteraient les automobilistes à réduire considérablement leur vitesse. Cette idée de faux-radars fait son chemin, puisqu’il est prévu en 2017 d’expérimenter aussi des « leurres par cabines ».