Près de 3 Français sur 10 ont déjà consommé des antidépresseurs au cours de leur vie. Alors comment allier la prise de ces médicaments et la conduite ? Quels sont les risques encourus ? L’olivier – assurance auto fait le point.

Quels sont les risques en cas de prise d’antidépresseurs ?

La prise d’antidépresseurs augmente de façon notable le risque du conducteur d’être responsable d’un accident de la route. Une étude menée en août 2012 en collaboration avec l’Agence du médicament (ANSM) a en effet estimé à près de 3 % la proportion d’accidents causés par la consommation de médicaments.

L’étude souligne également que ce risque est plus important à certaines périodes du traitement, comme le commencement du traitement ou le changement de traitement.

Ainsi, il est important d’être vigilant et de prêter attention au pictogramme présent sur l’emballage du médicament que l’on vous a prescrit. Les indications données sont fidèles au niveau de risque encouru. Si la boîte de votre médicament comporte un pictogramme de niveau 2 ou 3, mieux vaut demander l’avis d’un médecin avant de prendre la voiture.

Est-on bien assuré en cas de conduite sous antidépresseurs ?

Le code de la route n’interdit pas la conduite sous antidépresseurs tant qu’elle n’est pas formellement déconseillée sur la notice du traitement et par votre médecin.

Les assureurs ne tiendront donc compte de ce paramètre en cas d’accident que si votre traitement vous interdisait de prendre le volant. Dans ce cas-là, vous n’aurez le droit à aucune indemnisation de votre assureur, et ce même si vous aviez souscrit à une garantie personnelle du conducteur quelle qu’elle soit.

Comment faut-il se comporter en cas de prise d’antidépresseurs ?

En théorie, vous n’avez pas à déclarer quoi que ce soit à votre assurance. Cependant, vous êtes tenu de demander conseil auprès de votre médecin traitant et de suivre scrupuleusement ses recommandations pour ne pas vous retrouver embêté.